INFORMATIONS EN FRANçAIS

Lettre de Carlos López Marín

Un gros câlin à tou.te.s les compagnon.ne.s !

J’ai été très heureux d’apprendre les gestes de soutien de l’extérieur envers nous trois prisonniers.ères anarchistes. Nous restons ferme et fort.e malgré les accusations ridicules portées contre nous et les commentaires intimidant ( ici , ils nous disent que nous passerons beaucoup de temps en prison ) qui veulent éteindre notre identité. Ils ne réussissent pas, parce que nous sommes solides et de conviction.

Aujourd’hui, ils nous ont amenés à déclarer, s’attendant que nous nous déclarons innocent.e.s ou coupables. Sur ce point, je veux clarifier ouvertement quelque chose ; personnellement, je n’accepte aucune des deux positions. Coupable ? Innocent ? Cela donnerait une légitimité aux lois stupides de l’État, dont je ne reconnais pas l’autorité. Après tout l’État et ses lois ne sont que des générateurs et régulateurs de privilèges , d’injustices, d’exploitation et de domination.

J’ai appris quelque chose qui m’a retourné l’estomac ; qu’on nous lie avec le mouvement 132 , #Posmesalto , et d’autres similaires. Je tiens à préciser que d’aucune façon j’accepte cela. Je ne reconnais aucun mouvement d’organisation hiérarchique institutionnalisé . D’aucune façon !

Je veux cracher ma haine pour le système de prison , je ne sais pas si il y en a vraiment qui sont convaincus par la “réintégration”, c’est à dire, que par l’emprisonnement les gens sont domestiqués et sortent à mener une vie tranquille en harmonie avec les gens et les fleurs autour d’eux. Je cherche et je vois qu’une seule chose SÉQUESTRATION, si la privation de liberté d’une personne est appelée séquestration.

Grâce à la prison, ils veulent éteindre la volonté de celleux qui luttent pour un monde nouveau, et appellent violent, danger pour la société, terroriste, celleux qui se révoltent. Le seul terroriste est l’État, le principal générateur de violence, qui a le monopole des armes, la torture, et le viol de nos droits naturels.

C’est la domination du système qui nous agresse tous les jours , nous payant des salaires de misère, exploitant les travailleurs, les voyant non pas comme des êtres humains mais comme des machines à faire de l’argent. Il nous agresse quand il détruit la nature pour construire des centres commerciaux, il nous agresse avec ses émissions de télévision, en essayant de modeler nos pensées.

AI FERRI CORTI AVEC LEURS MÉTHODES DE DOMINATION.

Carlos López Marin.

traduit de l’espagnol par sabotagemedia

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Dibujo

Lettre de Carlos

Avec beaucoup d’énergie et de rage j’écris ces quelques lignes pour faire connaître mon état actuel d’enlèvement par le gouvernement du district Fédérale, également de divaguer un peu sur certains aspects.

Ma situation politique n’a pas encore été décidé, pour des raisons évidentes je ne peux entrer dans les détails afin de ne pas entraver ma défense. Le dimanche soir, 5 janvier, compagnonnes Fallon, Amélie et moi fumes détenu.es par la police en tant que prétendument responsable d’une attaque avec des cocktails molotov faite au Ministère de Communications et des Transports ainsi que l’incendie de plusieurs voitures d’un concessionnaire de NISSAN, de for fédéral et commun respectivement.
Jusqu’à présent, mercredi 8 janvier, nous sommes accusé.es de terrorisme, de criminalité organisée et de dommages à la propriété.

Malgré tout nous allons bien, fort.es et uni.es et avons atteint le troisième jour de détention entre les interrogatoires et les stratagèmes de montages téléromanesques comme le cas curieux d’un faux groupe humanitaire, qui au moment d’être seuls avec moi m’ont indiqué qu’ils avaient été envoyés par une compagnonnes en me donnant son nom et une description physique d’elle. Je les ai initialement cru et j’ai commencé à parler à l’un d’eux qui semblait très intéressé par mon cas. Mais c’est facile d’identifier les méthodes utilisées par un porc (toutes mes excuses aux vrais porcs) et j’ai tout de suite deviné qu’il s’agissait d’un flic.

Dans sa prétendue intention de nous défendre, il m’a montré plusieurs photos où j’apparais avec des ami.es et me demanda « amicalement » les noms et infos spécifiques et j’ai immédiatement pensé, comment un policier peut-it prétendre à agir comme un compagnons s’il n’existe pas de dignité dans son cœur ? Bien, dans leur entraînement ils sont domestiqués comme des chiens de chasse au service d’un maître, à obéir sans questionner, ils ne font qu’agir et ne ressentent rien, ce qui leur donne cette façon unique de baver et d’avoir cette lueur de harcèlement malicieux dans leurs regards.

Personnellement, je me revendique anarchiste de praxis insurrectionnelle, j’entends par là, la rupture avec toutes les formes de domination par la lutte quotidienne, penser et repenser les méthodes et objectifs, partant de la libre volonté de l’individu à l’organisation de relations sociales d’une manière horizontale, capables de décider de nos propres vies, en commençant par la destruction de nos propres paradigmes mentaux qui nous lient dans l’obéissance et la soumission, pour transcendre dans la conflictualité d’une manière permanente et informelle.

Je sais que la solidarité entre anarchistes est forte comme un chêne, qu’elle va plus loin que de simple mots.

Solidarité avec Gustavo Rodríguez , Mario Gonzalez, Amélie, Fallon Poisson , Gabriel Pombo . Felicity Ryder et tou.tes les camarades faisant face à la déportation, qui sont fugitifs.ves ou bien en prison.

Carlos López « El Chivo »
Separos Procuraduría General de la República, Camarones, Distrito Federal.
[Cellules du Procureur Général de la République, Camarones, District Fédéral (Mexico)]

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Lettre de Fallon

Bonjour les amis !
Nous sommes ici ensembles, nous de ce côté et vous de l’autre peut-être. Dans le langage de l’État se sont des années ou des kilomètres qui vont nous séparer, mais ce que nous partageons est beaucoup plus grand que tous les kilomètres ou années. L’État pense créer une distance entre nous, mais c’est le contraire, nous serons enesembles plus que jamais !

Aujourd’hui c’est le 8, il y a environ 60 heures que nos voyageons entre le voitures de la maudite police et les centres fédéraux et provinciaux, et bien qu’ils aient décidé que nous allons rester ici 48 heures supplémentaires, ils n’obtiennent rien car le silence est plus fort que la répression.

La chose la plus importante pour moi maintenant est de construire une force plus grande que la prison. Nous avons le contexte pour bâtir des relations internationales. Pour moi la solidarité est dans l’amitié, je ne suis pas une victime ou une prisonnière politique, je veux utiliser la réalité que nous vivons en ce moment pour construire de l’amitié plus forte et plus grande. Je suis prête à combattre l’autorité ici comme à l’extérieur, je vais jamais arrêter.

La prison est une réalité normale et je vais utiliser cette expérience et j’espère que vous aussi pour développer une force individuelle plus puissante jour après jour.

Nous sommes ici et nous serons toujours là pour faire face à toute la réalité en prison et à l’extérieur.

Une grande accolade à vous tous et toutes.
Contre l’autorité ici et à l’extérieur!

Fallon

ForFreedom02

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Nouvelles urgentes : trois camarades anarchistes arrêté-es et détenu-es dans la ville de Mexico font présentement face à des accusations de destruction de propriété et possiblement de crime organisé, de sabotage et de terrorisme.

Appel à la solidarité internationale ce vendredi, le 10 janvier, et vendredi prochain, le 17 janvier.

Dans la nuit du 5 janvier dernier, Carlos, un camarade du Mexique, ainsi qu’Amélie et Fallon, deux camarades du Canada, ont été arrêté-es dans la ville de Mexico en lien avec une attaque au cocktail Molotov sur le secrétariat des Communication et des Transports et sur un concessionnaire Nissan. Depuis cette date, tous trois sont détenus et leurs communications avec quiconque, incluant leur avocat, sont limitées. Amélie et Fallon ont également été visitées par les services consulaires canadiens. Faisant face à des accusations de destruction de propriété, il et elles pourraient bientôt faire face à des accusations supplémentaires de sabotage, de crime organisé et de terrorisme. Si ces accusations sont bel et bien déposées, la libération sous caution sera impossible et la déportation pour les deux camarades canadiennes, très peu probable. Tous trois risquent plutôt d’être détenu-es jusqu’à leur procès sans possibilité de libération. En raison des possibilités d’accusations régies par la loi anti-terroriste, les services de renseignements mexicains peuvent prolongés de 48 heures la durée de détention sans que les accusations ne soient finalisées. Cette prolongation a déjà été accordée, et peut être renouvelée à plusieurs reprises.

Ces accusations arrivent à la suite d’une intense répression de l’État mexicain à l’endroit des anarchistes, notamment par des attaques répétées contre des manifestations et par la torture de camarades arrêté-es, dont le cas de torture et de déportation de Gustavo Rodriguez et l’interdiction d’entrée d’Alfredo Bonanno. L’État tente à présent de monter un récit, celui d’étrangers qui viendraient au Mexique pour y provoquer des perturbations, ignorant et gommant de cette manière une riche histoire de lutte anarchiste contre l’État dans ce pays. Dans les dernières années, la lutte anarchiste insurrectionnelle s’est intensifiée dans la ville de Mexico. Les attaques à la bombe incendiaire sur des banques et des églises, parmi d’autres institutions de domination, se sont produites fréquemment, et la solidarité avec les anarchistes insurrectionnel-les du Mexique et d’ailleurs a été au centre de ces différentes actions. Nous devons reconnaître que la répression et la pénalisation auxquelles font face nos camarades survient dans ce contexte particulier.

Indépendamment de la culpabilité ou de l’innocence de ces camarades, nous tenons à exprimer notre solidarité, notre complicité et un puissant désir de voir ces attaques contre l’État et le capital se multiplier. En vérité, les canadiennes causant présentement le plus de perturbations au Mexique sont les entreprises minières et les technologies militaires, celles-là même qui exploitent les terres autochtones au Canada et ailleurs dans le monde. Étant donné que l’exploitation capitaliste et la misère n’ont pas de frontières, la lutte contre le capitalisme et l’appareil d’État ne doit pas s’arrêter aux frontières nationales. Notre force réside simultanément dans notre capacité à reconnaître les similitudes dans nos luttes respectives pour qu’elles puissent se propager et dans notre capacité à agir en solidarité pour que puissent se poursuivre les luttes de nos camarades incarcéré-es.

Nous rédigeons ce communiqué afin d’exprimer notre profonde solidarité et notre amour à nos ami-es et camarades Carlos, Amélie et Fallon. Bien que nous rédigions ceci dans un contexte différent, il est essentiel que notre solidarité porte également sur la lutte dans laquelle s’est inscrit cette action. Nos ami-es et camarades qui font face à des accusations font présentement l’expérience de l’intensité de la répression. Notre solidarité doit répondre à cette intensité par un respect pour la position dans laquelle il et elles se trouvent, de l’admiration pour leur force et une poursuite de la lutte au Canada, au Mexique et ailleurs.

Amour et liberté pour les trois camarades du 5e,

Prisonniers et prisonnières dans la rue,

Pour la liberté et l’anarchie,

– Des ami-es en lutte

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